
C’est la même rengaine depuis des années. Chaque fois qu’Apple sort un nouveau produit à succès, la firme de Cupertino, ou ses distributeurs, annoncent rapidement des ruptures de stock, et se pressent d’expliquer la situation par la demande des consommateurs, qui dépasserait toutes les attentes. La mise récente sur le marché de l’iPad et celle, imminente, de l’iPhone 4 n’ont pas dérogé à cette règle.
Steve Jobs, le boss de l’entreprise, y est, une fois encore, allé de son couplet: «La demande ne cesse de dépasser l’offre et nous travaillons dur pour mettre ce produit magique (sic) qu’est l’iPad entre les mains d’un nombre encore plus important de clients»…
Certes, l’entreprise californienne a vendu trois millions de sa tablette tactile en 80 jours et il n’est sans doute pas aisé de satisfaire une telle demande. Mais, franchement, faut-il croire qu’un stratège aussi redoutable que Steve Jobs, est systématiquement incapable, après toutes ces années de succès, de mettre sur pied des canaux d’approvisionnement à la hauteur? Et si Apple provoquait sciemment les ruptures de stocks? Mais finalement, que ce soit le cas, ou que la firme de Cupertino ne se borne habilement à transformer les lenteurs réelles de la production en atout marketing, les effets sont les mêmes. Steve Jobs, ce visionnaire qui a, mine de rien, révolutionné l’informatique, l’écoute de la musique et la téléphonie mobile, est également un as de la communication.
En annonçant systématiquement des ruptures de stock et en les attribuant au succès de ses produits, Apple occupe l’espace médiatique et y fait sa pub sans débourser un centime. Mieux encore, elle joue sur le sentiment de rareté et développe un réflexe quasi pavlovien chez les consommateurs, qu’elle fait saliver dans l’attente du produit tant désiré. Susciter l’envie stimule les ventes. C’est sûr, Steve connaît son «Jobs».
Sébastien Sautebin
Avant de boire la tasse, Nestlé ravale sa fierté et riposte dans la guerre des capsules café. C’est du moins l’impression que donne l’annonce de la plainte déposée contre le géant américain Sara Lee, qui vient de commercialiser en France ses capsules génériques «L’Or Espresso» de Maison du Café.
Alors que la faune du golfe du Mexique s’englue, les thons rouges d’Europe peuvent-ils provisoirement respirer? La décision prise par la Commission européenne pourrait le laisser croire, elle qui vient d’avancer de cinq jours – au 10 juin – la fermeture annuelle de la pêche industrielle de cette espèce menacée. La raison est simple: comme les quotas alloués aux pays européens sont déjà épuisés, il s’agit de «protéger les stocks fragiles de thon rouge et assurer ainsi sa survie».
Les grands distributeurs, Coop et Migros en tête, commercialisent douze mois par année des fruits et légumes «de saison». Un simple tour entre les rayons le démontre rapidement. Leurs responsables n’y voient aucun inconvénient puisque, au final, le consommateur est libre d’acheter ou non ces produits dont la provenance est clairement indiquée. «S’ils sont en vente, c’est donc qu’il y a une demande», rétorquent-ils.
Dans le genre décevant, l’étude «Interphone» remporte la palme haut la main. En effet, après dix longues années d’attente, la vaste enquête qui devait enfin révéler si oui ou non les téléphones portables sont nocifs tombe à plat. Treize pays impliqués, plusieurs milliers de participants, trente millions de francs, et puis rien.
Pour les automobilistes en quête d’éthique autant que d’essence, faire le plein de son véhicule commence à ressembler au parcours du combattant. Ce ne sont pourtant pas les stations-service qui manquent: on en compte pas moins de 3612 sur le territoire national, soit une pour 2000 habitants. Or, les seuls critères de la localisation et du prix à la pompe s’accompagnent désormais de considérations plus subjectives.
On le sait depuis longtemps et l’actualité le confirme: le système de l’assurance maladie obligatoire pourrit de l’intérieur! Cette semaine, deux caisses maladie – Sanatop et Provita – ont obtenu l’aval de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour augmenter leurs primes au 1er juillet prochain. Or, pour obtenir ce feu vert, les compagnies ne peuvent qu’invoquer des motifs financiers. Autrement dit, ces deux caisses vont mal!
Manor organise actuellement, pour les détenteurs de la carte MyOne, un concours qui fleure bon l’attrape nigaud. Les clients ont reçu treize coupons recouverts d’un parfum mystère, qu’il s’agit de reconnaître afin de cocher la bonne réponse.