Fukushima hante encore les esprits alors que le fantôme de Tchernobyl s’agite autour de funestes bougies d’anniversaire. Il aura fallu 25 ans et une nouvelle catastrophe pour que le débat sur le nucléaire regagne en vivacité et anime à nouveau la place publique. Mais pendant que certains cherchent des solutions pour sortir du nucléaire, d’autres se penchent vers les entrailles terrestres pour y trouver de nouveaux filons énergétiques. Le gaz de Schiste, voilà le nom de la pépite qui excite désormais les conquérants du sous-sol.
Pour extraire le gaz de Schiste, on utilise la technique de fracturation hydraulique massive. Des puits sont forés dans le sous-sol, puis de l’eau sous haute pression mélangée à du sable est injectée dans la roche pour ouvrir ses fissures et laisser le gaz s’échapper. Et c’est là que débute la polémique partie des Etats-Unis où l’on extrait massivement du gaz de schiste depuis plusieurs années. Le liquide infiltré est loin de ne contenir que de l’eau de source, mais aussi des centaine d’additifs toxiques et cancérigènes. Que se passerait-il si ces substances parvenaient à s’infiltrer jusqu’au nappes phréatiques. C’est l’une des principales craintes des opposants au gaz de schiste. Des arguments balayés par ses défenseurs, extracteurs en tête de liste: les couches de schiste visées seraient bien trop profondes pour que les fissures puissent atteindre les nappes phréatiques. A écouter les arguments des uns et des autres, une seule certitude prend le dessus: personne n’en sait rien! Mais une chose est sûre, comme pour le nucléaire, ce n’est pas en multipliant les forages qu’on diminue les risques. Pour mémoire, la planète compte aujourd’hui 442 réacteurs nucléaires, sans compter les trois d’entre eux qui ont déjà explosés.
Vivement contesté en France, le débat n’avait pas encore atteint nos frontières. Le canton de Fribourg avait d’ailleurs accordé une concession à la société americano-suisse Schuepbach Energy. Une autre demande est toujours à l’enquête dans le canton de Vaud. Or le Conseil d’Etat fribourgeois a décidé, le 20 avril dernier, de suspendre toutes les recherches d’hydrocarbures sur le territoire fribourgeois, et ce pour une durée indéterminée.
Voilà, peut-être, le premier effet bénéfique post-Fukushima. Dans ce contexte, il devient politiquement difficile d’évoquer le risque zéro. Ethiquement inconcevable, même, de se préparer à expliquer qu’on ne savait pas
Laetitia Wider
Pour comprendre le débat autour du gaz de Schiste, le documentaire «Gasland» primé au festival Sundance et nominé aux Oscars: http://www.dailymotion.com/video/xhfvhy_gasland_news
Tous les fumeurs connaissent l’histoire. Le cow-boy qui a longtemps symbolisé la virilité et la liberté pour une grande de cigarettes a fini par mourir d’un cancer du poumon. Aux dernières nouvelles, une autre icône de la publicité, moins anonyme celle-ci, l’acteur Georges Clooney, pourrait lui aussi courir un risque à trop aimer le produit qu’il vante. Selon une étude réalisée par le professeur Javier Santos à l’université de Barcelone, le café en capsule renferme en effet un taux deux fois plus élevé de furane, un composé chimique potentiellement cancérigène, qu’un café en poudre préparé dans une cafetière traditionnelle. C’est le caractère hermétique des capsules qui empêche le furane, hautement volatile, de s’échapper.
Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique, le taux d’appartements vacants dans le canton de Vaud, se montait, au mois de juin 2010, à 0,46%. Et à Genève, il atteignait les 0,23%. Sans compter que la personne «chanceuse» qui décroche un appartement de 4 pièces et demi (cuisine comprise) dans la cité de Calvin va devoir débourser au minimum 2500 fr. par mois.
Ce qu’on aime, chez Coop, c’est l’adéquation de la parole aux actes… Surtout lorsqu’il est question d’écologie. Sur le site web du grand distributeur, on peut lire que «près de 40% du bois abattu dans le monde sert à la production de papier. (…) La disparition des forêts naturelles à l’échelle mondiale est un phénomène dramatique.»
Peut-on parler d’infections sexuellement transmissibles (IST) sans heurter les pères et mères-la-pudeur? Avec sa dernière campagne LOVE LIFE, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a eu la réponse à cette question. En effet, celle-ci a été recalée en fin de soirée par la Télévision Suisse Romande. Certes, on y voit des hommes et des femmes se gratter entre les jambes dans des situations cocasses durant leur travail. Mais ces images n’ont toutefois rien de choquant ni de pornographique, et le message est important: «Consulter un médecin quand ça brûle ou ça gratte», histoire de rappeler que le SIDA n’est pas la seule maladie sexuellement transmissible.
Aéroport de Madrid, un dimanche soir comme les autres. Le dernier vol d’Easyjet à destination de Genève atterrit, tout juste à l’heure. Dans la salle d’embarquement, les voyageurs se pressent à la porte tandis que d’autres, pour respecter les consignes de la compagnie britannique, jouent aux poupées russes avec leurs bagages à main. Tout le challenge consiste à réduire le tout à une seule unité. Au tarif du bagage enregistré – 18 francs sur Internet ou 36 francs sur place – nombreux sont les passagers qui voyagent avec leur petite et unique valise en cabine. Agenouillées à côté des toilettes, deux femmes remplissent leurs poches du contenu de leurs sacs à main. Elles tentent l’impossible contorsion pour les intégrer à un trolley déjà bien chargé d’un imposant shopping.
Suite à l’accident nucléaire de Fukushima, les pharmacies européennes voient affluer des clients qui souhaitent acheter des pastilles d’iode. C’est du moins ce qu’affirment certains médias français, qui parlent même de «ruée vers l’iode».
Depuis plusieurs jours, le 81e salon de l’automobile de Genève attire, comme chaque année d’ailleurs, son lot d’admirateurs et de curieux. Les voitures continuent de faire rêver, encore et toujours. Et malheureusement, pendant qu’on vadrouille parmi les nouveaux modèles exposés, on a tendance à oublier les effets néfastes de ces voitures, tant au niveau environnement que médical. Parmi ceux-ci, le benzène, dont les sources d’émission proviennent principalement de la circulation routière et des pompes à essences.
Décidément, les commerçants ont tendance à oublier le vieil adage qui prétend que le client est roi. Et semblent toujours plus motivés par le sens du bénéfice plutôt que par celui du commerce. Pire encore, certains n’hésitent pas à frôler l’illégalité lorsqu’il est question de faire du profit, si minime soit-il.