De Tchernobyl au gaz de schiste

Publié le 28 avril 2011 dans Non classé

istock_000012069377xsmallFukushima hante encore les esprits alors que le fantôme de Tchernobyl s’agite autour de funestes bougies d’anniversaire. Il aura fallu 25 ans et une nouvelle catastrophe pour que le débat sur le nucléaire regagne en vivacité et anime à nouveau la place publique. Mais pendant que certains cherchent des solutions pour sortir du nucléaire, d’autres se penchent vers les entrailles terrestres pour y trouver de nouveaux filons énergétiques. Le gaz de Schiste, voilà le nom de la pépite qui excite désormais les conquérants du sous-sol.

Pour extraire le gaz de Schiste, on utilise la technique de fracturation hydraulique massive. Des puits sont forés dans le sous-sol, puis de l’eau sous haute pression mélangée à du sable est injectée dans la roche pour ouvrir ses fissures et laisser le gaz s’échapper. Et c’est là que débute la polémique partie des Etats-Unis où l’on extrait massivement du gaz de schiste depuis plusieurs années. Le liquide infiltré est loin de ne contenir que de l’eau de source, mais aussi des centaine d’additifs toxiques et cancérigènes. Que se passerait-il si ces substances parvenaient à s’infiltrer jusqu’au nappes phréatiques. C’est l’une des principales craintes des opposants au gaz de schiste. Des arguments balayés par ses défenseurs, extracteurs en tête de liste: les couches de schiste visées seraient bien trop profondes pour que les fissures puissent atteindre les nappes phréatiques. A écouter les arguments des uns et des autres, une seule certitude prend le dessus: personne n’en sait rien! Mais une chose est sûre, comme pour le nucléaire, ce n’est pas en multipliant les forages qu’on diminue les risques.  Pour mémoire, la planète compte aujourd’hui 442 réacteurs nucléaires, sans compter les trois d’entre eux qui ont déjà explosés.

Vivement contesté en France, le débat n’avait pas encore atteint nos frontières. Le canton de Fribourg avait d’ailleurs accordé une concession à la société americano-suisse Schuepbach Energy. Une autre demande est toujours  à l’enquête dans le canton de Vaud. Or le Conseil d’Etat fribourgeois a décidé, le 20 avril dernier, de suspendre toutes les recherches d’hydrocarbures sur le territoire fribourgeois, et ce pour une durée indéterminée.

Voilà, peut-être, le premier effet bénéfique post-Fukushima. Dans ce contexte, il devient politiquement difficile d’évoquer le risque zéro. Ethiquement inconcevable, même, de se préparer à expliquer qu’on ne savait pas


Laetitia Wider

Pour comprendre le débat autour du gaz de Schiste,  le documentaire «Gasland» primé au festival Sundance et nominé aux Oscars: http://www.dailymotion.com/video/xhfvhy_gasland_news

Un cancer pour Georges Clooney?

Publié le 21 avril 2011 dans Non classé

istock_000013702750xsmallTous les fumeurs connaissent l’histoire. Le cow-boy qui a longtemps symbolisé la virilité et la liberté pour une grande de cigarettes a fini par mourir d’un cancer du poumon. Aux dernières nouvelles, une autre icône de la publicité, moins anonyme celle-ci, l’acteur Georges Clooney, pourrait lui aussi courir un risque à trop aimer le produit qu’il vante. Selon une étude réalisée par le professeur Javier Santos à l’université de Barcelone, le café en capsule renferme en effet un taux deux fois plus élevé de furane, un composé chimique potentiellement cancérigène, qu’un café en poudre préparé dans une cafetière traditionnelle. C’est le caractère hermétique des capsules qui empêche le furane, hautement volatile, de s’échapper.

Au lieu de recevoir un piano sur la tête comme dans la pub, l’acteur va-t-il gravir les marches du Paradis suite à un cancer dû au café? L’étude est plutôt rassurante puisqu’il n’y aurait aucun risque en dessous de 20 tasses quotidiennes de café issues de capsule.

Au-delà de l’anecdote et au-delà du débat sur le crédit à accorder réellement à ce type d’études, la nouvelle est en fait plutôt réjouissante. Pendant des décennies, le citoyen n’a eu aucune information sur la toxicité potentielle des aliments, cosmétiques et autres objets usuels qui peuplent sa vie de consommateur. Cette époque est révolue, comme en témoignent par exemple les récents débats sur le bisphénol A et l’aspartame ou encore cette étude sur les capsules de café. Certes, la puissance des lobbies industriel et agro-alimentaire leur permet encore d’empêcher l’interdiction de nombreuses substances, mais ils sont désormais sous pression et les études scientifiques ainsi que les tests effectués par des magazines comme Bon à Savoir permettent au consommateur de décider enfin en toute connaissance de cause. A méditer… en buvant une petite tasse de café.

Sébastien Sautebin

Prêt à tout pour un appart

Publié le 14 avril 2011 dans Logement, Politique

appart-14411Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique, le taux d’appartements vacants dans le canton de Vaud, se montait, au mois de juin 2010, à 0,46%. Et à Genève, il atteignait les 0,23%. Sans compter que la personne «chanceuse» qui décroche un appartement de 4 pièces et demi (cuisine comprise) dans la cité de Calvin va devoir débourser au minimum 2500 fr. par mois.

Aujourd’hui, trouver un logement est devenu aussi difficile que de décrocher un travail. Une fois la chasse ouverte, tout le monde se précipite. La sélection est terrible, les concurrents impitoyables. Le bouche-à-oreille peut nous sourire, mais la plupart du temps, un mur s’érige contre nous. Reste la sous-location qui oblige, tous les six mois, à déménager et en fin de compte, à ne jamais se sentir réellement chez soi. Un petit tour sur les sites internet de locations laisse peu d’espoirs: «J’offre mon appartement de 4 pièces à Lausanne, mais uniquement en échange d’un 6 pièces, sous gare, avec balcon, parquets et hauts plafonds». Ou encore: «Je donne gracieusement, à qui me trouvera un deux pièces à 1500 fr. maximum, un chèque de 4 000 fr.». Oui, les personnes qui cherchent un logement sont prêtes à tout, quitte à débourser leurs économies pour pouvoir s’offrir un toit en ville. Quant aux agences immobilières, elles ont trouvé le bon filon. Sachant pertinemment que, pour un appartement de 3 pièces en ville de Lausanne, des dizaines de candidats seront au portillon, certaines d’entre elles proposent, sans même s’en cacher, de privilégier ceux qui débourseront quelques centaines de francs en plus. Et le pire, c’est que ça marche!

Mais comment faire alors? La question reste sans réponse. Il est toujours possible de s’éloigner des centres-villes ou prendre une chambre dans une collocation. Car pour le moment, espérer un appartement convenable, ni trop cher ni trop isolé, semble être réservé aux privilégiés.

Marie Tschumi

Onze tonnes de développement durable

Publié le 7 avril 2011 dans Non classé

coopCe qu’on aime, chez Coop, c’est l’adéquation de la parole aux actes… Surtout lorsqu’il est question d’écologie. Sur le site web du grand distributeur, on peut lire que «près de 40% du bois abattu dans le monde sert à la production de papier. (…) La disparition des forêts naturelles à l’échelle mondiale est un phénomène dramatique.»

Pourtant, à l’heure de publier son rapport sur le développement durable, Coop ne nous a pas envoyé le document par courrier électronique, mais via un imprimé relié de près de 200 pages. Tiré à 13 100 exemplaires, ce document a nécessité 1,27 million de feuilles A4, soit 11,13 tonnes de papier.

C’est d’autant plus étonnant que Coop s’associe avec l’organisation écologique WWF pour prôner la production et la consommation de produits durables, aussi bien dans l’alimentaire que le non alimentaire. Et concernant le bois, le WWF est sur la même longueur d’ondes que Coop: «L’industrie du papier doit prendre ses responsabilités. Plus de 40% du bois abattu de façon industrielle dans le monde est destiné à la production de papier: papier d’impression, papier cadeau, emballages ou papier hygiénique. C’est dire si l’industrie du papier a un rôle clé à jouer pour la sauvegarde de nos forêts.» Et de conseiller aux consommateurs d’utiliser le papier avec parcimonie.

Vous avez dit parcimonie? Même si le rapport de Coop est imprimé sur du papier labellisé FSC, on peut légitimement s’interroger sur la parcimonie avec laquelle le distributeur fait usage de cette précieuse matière première, surtout pour parler de développement durable…

Yves-Alain Cornu

Prévention censurée

Publié le 31 mars 2011 dans Communication, Vente

campagnePeut-on parler d’infections sexuellement transmissibles (IST) sans heurter les pères et mères-la-pudeur? Avec sa dernière campagne LOVE LIFE, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a eu la réponse à cette question. En effet, celle-ci a été recalée en fin de soirée par la Télévision Suisse Romande. Certes, on y voit des hommes et des femmes se gratter entre les jambes dans des situations cocasses durant leur travail. Mais ces images n’ont toutefois rien de choquant ni de pornographique, et le message est important: «Consulter un médecin quand ça brûle ou ça gratte», histoire de rappeler que le SIDA n’est pas la seule maladie sexuellement transmissible.

Pour l’OFSP, l’intégration de toutes les IST dans les messages de prévention tient à deux raisons principales: le nombre de nouvelles infections est en hausse et le fait que quiconque est atteint d’une IST contractera plus facilement le VIH et, vice-versa.

Bien sûr, il est permis de douter du bon goût de ces spots télévisés, dont l’humour décalé plaît ou ne plaît pas… Mais de là à s’indigner du contenu de ces films au point de les repousser aux heures de diffusion les plus tardives représente une censure disproportionnée.

C’est d’autant plus dommage que la campagne véhicule un réel message d’intérêt public, qui plus est financé par le contribuable.

Yves-Alain Cornu

Trop lourds bagages!

Publié le 24 mars 2011 dans Loisirs, Vente

retard-avionAéroport de Madrid, un dimanche soir comme les autres. Le dernier vol d’Easyjet à destination de Genève atterrit, tout juste à l’heure. Dans la salle d’embarquement, les voyageurs se pressent à la porte tandis que d’autres, pour respecter les consignes de la compagnie britannique, jouent aux poupées russes avec leurs bagages à main. Tout le challenge consiste à réduire le tout à une seule unité. Au tarif du bagage enregistré – 18 francs sur Internet ou 36 francs sur place – nombreux sont les passagers qui voyagent avec leur petite et unique valise en cabine. Agenouillées à côté des toilettes, deux femmes remplissent leurs poches du contenu de leurs sacs à main. Elles tentent l’impossible contorsion pour les intégrer à un trolley déjà bien chargé d’un imposant shopping.

Dans la file d’attente, les sacs à dos bombés, les valises tendues et les besaces bedonnantes attendent de pouvoir prendre place dans la carlingue, juste au-dessus de leur voyageur de propriétaire. Et c’est là que le bât blesse! Car, comme ce dimanche soir, quand l’avion est plein, les casiers à bagages débordent… très vite. Et très rapidement aussi, le personnel d’Easyjet se retrouve dépassé.

Démarre alors un drôle de ballet, pour les passagers en fin de file. Tout le monde est invité à glisser son bagage à main dans le gabarit de contrôle. Les yeux vigilants du personnel au sol veillent au strict respect du calibre autorisé. Les contrevenants doivent s’acquitter des 36 francs requis pour l’enregistrement d’un bagage en soute. Plusieurs minutes de démarches administratives -entre l’émission d’un reçu, et la recherche du porte-monnaie, évidemment coincé au fond de la valise- immobilise la queue!  Pour les autres, pas de supplément, mais le bagage finit lui aussi en soute. Et c’est à nouveau, une à deux minutes de formalités par passager. Résultat: l’avion, déjà à peine à l’heure, est cette fois-ci bien en retard. Le personnel et les voyageurs excédés!

A trop vouloir ponctionner ses passagers, Easyjet les incite à jouer avec les limites. Avec un supplément raisonnable pour enregistrer leur bagage en soute, les voyageurs passeraient automatiquement à l’enregistrement, comme ils l’ont toujours fait. Et voyageraient légers, au propre comme au figuré. Espérons que les compagnies traditionnelles en tirent de sages enseignements. Le tout payant n’est pas toujours gagnant.

Laetitia Wider

A 10 000 km, pas besoin de pastilles

Publié le 17 mars 2011 dans Environnement, Santé

nucleaire-et-iode-173Suite à l’accident nucléaire de Fukushima, les pharmacies européennes voient affluer des clients qui souhaitent acheter des pastilles d’iode. C’est du moins ce qu’affirment certains médias français, qui parlent même de «ruée vers l’iode».

En Suisse, les pharmaciens contactés font, pour l’instant, état de quelques demandes. Mais à quoi servent ces pastilles? En cas de catastrophe nucléaire, les rejets dans l’atmosphère comprennent de l’iode 131 radioactif. Une fois inhalé ou ingéré, il vient se fixer sur la glande thyroïde et peut provoquer des cancers. Les pastilles d’iode, en fait d’iodure de potassium, permettent de saturer la tyroïde et d’éviter que l’iode radioactif ne vienne s’y fixer.

Tirant les enseignements de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, notamment de l’exposition des populations ukrainiennes aux abords de la catastrophe, la Confédération a produit des tablettes de iodure de potassium pour toutes la Suisse en 1993 et en a distribué aux ménages, écoles et entreprises situés dans une zone de quatre kilomètres aux alentours des centrales suisses. En 2005, cette distribution a été étendue à une distance de 20 km, «afin de garantir que les tablettes puissent être prises à temps en cas d’un accident grave de réacteur en Suisse», précisent les autorités.

Or le réacteur de Fukushima est situé à 10 000 km de la Suisse. « Acheter ces pastilles ici n’a aucun sens, sauf si l’on se doit se rendre au Japon», estime Christophe Rossier, président de la Société vaudoise de pharmacie. Un avis que partage l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui «déconseille aux particuliers de se fournir en tablettes d’iode. Les stocks sont suffisants en Suisse et peuvent être distribués à la population si une situation d’urgence devait intervenir».

Sébastien Sautebin

Un mauvais air souffle sur la Suisse

Publié le 10 mars 2011 dans Environnement, Mobilité, Santé

benzene1Depuis plusieurs jours, le 81e salon de l’automobile de Genève attire, comme chaque année d’ailleurs, son lot d’admirateurs et de curieux. Les voitures continuent de faire rêver, encore et toujours. Et malheureusement, pendant qu’on vadrouille parmi les nouveaux modèles exposés, on a tendance à oublier les effets néfastes de ces voitures, tant au niveau environnement que médical. Parmi ceux-ci, le benzène, dont les sources d’émission proviennent principalement de la circulation routière et des pompes à essences.

L’Association transports et environnement (ATE) s’est dernièrement intéressée à l’émission de benzène en Suisse, substance classée cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par l’Union européenne (UE). L’ATE a, en effet, mandaté plusieurs volontaires dans huit villes de Suisse pour mesurer la quantité de benzène à laquelle nous sommes soumis chaque jour. Les résultats révèlent que les quantités de benzène sont encore trop élevées en Suisse, particulièrement à Genève et Monthey. Ainsi, malgré une certaine prise de conscience écologique – encore très limitée – qui a permis de diminuer la teneur en benzène dans les essences, il y a encore d’importants progrès à faire pour améliorer la qualité de l’air.

L’occasion de rappeler que la mobilité douce et les transports publics sont des solutions respectueuses de l’environnement et pour certaines, même bénéfiques pour la santé. Et qu’un détour par «le pavillon vert» au salon de l’auto, qui permet de découvrir les derniers véhicules électriques, réussira peut-être à convaincre, même les plus acharnés, qu’on roule tout aussi bien dans des voitures qui ne dégagent pas de substances cancérigènes.

Marie Tschumi

Débat national pour des trains à l’heure

Publié le 3 mars 2011 dans Mobilité, Politique

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A tout bout de champ, la classe politique reproche aux journaux de faire mousser des non sujets pour en exploiter le côté sensationnel. Mais dans le genre tempête dans un verre d’eau, le conseiller aux Etats genevois Robert Cramer a frappé fort: agacé par certaines annonces faites aux passagers dans les trains, il a décidé de mobiliser le Parlement suisse et même le Conseil fédéral pour les faire cesser.

Plus précisément, Robert Cramer reproche aux CFF de faire des annonces pour indiquer que les trains sont à l’heure. Sur le fond, il est difficile de lui donner tort: combien de fois n’avons-nous pas entendu, avec un fort accent suisse allemand le plus souvent, «mesdames et messieurs, nous arrivons à l’heure en gare de Lausanne», suivi de nombreux ricanements de la part des passagers? Quelle image cela donne-t-il aux touristes qui voient notre merveilleux système ferroviaire se ridiculiser de la sorte?

Mais sur la forme, Robert Cramer fait perdre un temps précieux à nos élus, qui ont de nombreux problèmes bien plus importants et urgents à traiter. Notre réseau ferroviaire est l’un des plus efficaces au monde, nos trains arrivent le plus souvent à l’heure, et c’est tant mieux. Laissons donc les parlementaires travailler aux vraies préoccupations des citoyens, comme l’économie, la santé, la retraite et l’éducation.

Yves-Alain Cornu

Le profit, encore et toujours…

Publié le 24 février 2011 dans Droit, Vente

sandwich-24211Décidément, les commerçants ont tendance à oublier le vieil adage qui prétend que le client est roi. Et semblent toujours plus motivés par le sens du bénéfice plutôt que par celui du commerce. Pire encore, certains n’hésitent pas à frôler l’illégalité lorsqu’il est question de faire du profit, si minime soit-il.

Preuve à l’appui. Le week-end passé, un Lausannois décide de se rendre dans une boulangerie à quelques pas de chez lui et opte pour un petit sandwich à 3.20 fr. Mais au moment de payer, la vendeuse lui réclame 3.30 fr. Avisé, il lui précise que le prix affiché est clairement de 3.20 fr et qu’il doit s’agir d’une erreur. Mais la vendeuse ne l’entend pas de cette oreille et lui répond, d’un air dédaigneux, que «les dimanches, c’est 10 centimes de plus»… Sans vraiment connaître ses droits et pour le moins surpris, le client paie alors ce montant et s’en va, déjà convaincu qu’il n’y retournera plus.

Agir de la sorte, c’est-à-dire afficher un prix mais en exiger un autre est une pratique totalement illicite. Qui devrait d’ailleurs être dénoncée à la police du commerce du canton en question. En revanche, si la boulangerie avait clairement indiqué, par une pancarte par exemple, que les achats les dimanches sont majorés de 10 centimes, tout aurait été en règle (même si d’un point de vue commercial, on peut se poser des questions).

Ainsi, lorsqu’on est confronté à ce type de situation, mieux vaut avoir conscience de ses droits et ne pas hésiter à refuser de payer le montant demandé, s’il ne correspond pas à celui indiqué. Quitte à se rendre dans une autre boulangerie où, espérons-le, le commerçant pensera à nous servir aimablement, et légalement…

Marie Tschumi